PUTSCH à Bois-d'Haine

Ces pages vont relater l'historique d'un affrontement entre une personne et une majorité. 

Ce duel deviendra bientôt disproportionné, 

Morale : une majorité a-t-elle toujours raison ?

 

 

Cela débuta un vendredi soir, un vendredi comme tous les vendredis, ces vendredis qui terminent la semaine et qui débutent le week-end.

 Je garai mon véhicule à son emplacement habituelle et m'assurai que les portières fussent bien fermées.  Je rabattrai les grilles, les enchaînai et cadenassai le tout. Les mains dans les poches du veston, les épaules relevées vers le coup, les muscles contractés pour me protéger du léger vent humide qui tentait de pénétrer sous mes vêtements; je me dirigea à pas rapides vers la place de l'église située au bout de la rue. Sur cette place une taverne, indiquée par une enseigne blafarde qui tente de percer la bruine d'hivers, un repaire d'habitués comme tant d'autres ailleurs,  café de village d'où s'échappe, par la vitrine, une lumière fatiguée d'illuminer convenablement l'intérieure de l'établissement,  tente d'éclairer le trottoir. Bistrot où, généralement le vendredi vers 17 heures, les prisonniers du boulot arrivent un à un et se rassemblent au bar, boivent un verre, racontent leur journée si pas leur semaine, déballent leurs derniers déboires familiaux, pestent de la bêtise de leur brigadier ou de leur contremaître,  et refondent le monde tout en jouant au billard.

Arrivé dans le sas, je martelai les pieds sur le sol afin de détacher les résidus de boue de mes chaussures, pas que je fusse gêné d'entrer en l'état, mais je me donnai, peut être ?, une chance de ne pas être reçu par une remarque acerbe comme c'était souvent le cas. Cela fait, j'empoignai franchement la clenche, la baissai et d'une poussée énergique poussait la porte vers l'intérieure   ...

Bonjour les poivrots !

...

 

 

...

PATIENCE !

 

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